lundi 8 février 2016

Numéro 33/2 revue Communication "les publics imaginés et réels des professionnels d'internet"

C'est avec un grand plaisir que je vous annonce la mise en ligne du numéro thématique (volume 33/2) de la revue Communication, portant sur « Les publics imaginés et réels des professionnels d’internet » : https://communication.revues.org/5692

Les publics imaginés et réels des professionnels d'internet


Ce numéro est constitué d'1 présentation, de 15 articles, d'1 article hors thème, de 11 notes de recherche et de 43 notes de lecture.
La dialectique entre publics imaginés et publics réels est à l’œuvre dans toute construction d’un public. Dans les conceptions ethnographiques des publics des médias de masse (Proulx, 1998), ces derniers restent une fiction imprévisible et hétérogène. Avec l’essor d’internet puis des médias numériques dits sociaux, les dénominations et les représentations des collectifs associés à un dispositif de communication s’avèrent toujours aussi ambiguës alors même qu’elles sont omniprésentes dans les discours de leurs commentateurs, qu’ils soient journalistes, promoteurs, usagers ou même chercheurs [...] Lire la suite de l'introduction au dossier sur les publics


Vous  trouverez ainsi les contributions de Samuel Gantier ; Céline Ferjoux ; Daphné Duvernay, Christine Bréandon, Eric Boutin ; Julia Velkovska ; Damien Charrieras, Myrtille Roy-Valex ; Fred Pailler, Antonio A. Casilli ; Mehdi Arfaoui ; Arnaud Anciaux ; Alexandra Saemmer ; Olivier Gadeau ; Sandrine Roginsky, Sophie Huys ; Camille Alloing ; Florence Millerand ; Benjamin Thierry.

Dans une cohérence d'ensemble, les quinze textes abordent des sujets aussi variés que : 

  • La conversion de l'usager de Facebook en prescripteur pour ses pairs
  • Les publics en ligne imaginés par les professionnels de la politique
  • La perception des joueurs par les concepteurs de jeux vidéo
  • La mobilisation de la figure du blogueur dans une émission télévisée
  • Les imaginaires de la science 2.0 et la figure du chercheur qu'elle sous-tend
  • Le fake comme démarche d'inscription de l'internaute au sein du dispositif sociotechnique
  • La construction de l'opinion en ligne à travers le marketing délibératif
  • La relation d’autorité des journalistes envers leurs abonnés sur Twitter
  • La récupération des contributions d'internautes créatifs à travers des plateformes co-créatives
  • La construction d’une figure du spectateur-actant dans la conception d’un documentaire interactif
  • Les traces de préfiguration d’un lecteur dans la presse en ligneL’héritage de la télématique dans les représentations de l’usager 
  • L'héritage de la télématique dans les représentations de l'usager
  • Les figures du public mises de l’avant par les professionnels de l’e-réputation auprès des organisations 
  • La mise au travail des clients à travers la notion de communauté de marque dans le secteur de la téléphonie mobile 
  • Le passage de la figure du public à la figure du consommateur dans l’industrie des médias 
Nous avons eu un très grand plaisir à coordonner ce numéro et souhaitons notamment remercier le comité éditorial de la revue Communication, en la personne de son directeur, Roger de la Garde et l'ensemble des membres du comité scientifique. Ce projet a démarré en 2013 avec un appel à communication diffusé fin novembre 2013. Nous avons reçu 47 propositions d'articles en février 2014. 25 propositions ont été retenues suite à l'évaluation des membres du comité scientifique. Les 1ères versions d'articles ont été reçues durant l'été 2014 et ont reçues de 5 à 8 évaluations par les membres du comité de rédaction de la revue. Les V2 ont été reçues en mars 2015, puis certains textes ont nécessité des V3 et V4. Les dernières versions ont été rassemblées en septembre 2015 et l'ensemble finalisé en janvier 2016. Un travail de plus de 2 ans qui aboutit à un dossier qui suscitera, je l'espère, de nombreux retours. 

Pour les coordinateurs : Henri Assogba (Université Laval), Alexandre Coutant (Université du Québec à Montréal), Jean-Claude Domenget (Université de Franche-Comté) et Guillaume Latzko-Toth (Université Laval)
 

dimanche 6 décembre 2015

Rappel : AAC Humanités et SIC - RFSIC n°8

RFSIC N° 8 – Appel à contributions

Humanités Numériques et Sciences de l'Information et de la communication


Coordination : Julia Bonaccorsi, Valérie Carayol, Jean-Claude Domenget


Les sciences de l’information et de la communication ont de longue date développé des théories et des paradigmes qui permettent de saisir et d’analyser les enjeux sociaux liés au « numérique » (numérisation, informatisation, TIC) : qu’il s’agisse des travaux ayant souligné les implications des systèmes d’information informatisés dans l’organisation du travail, ceux portant sur les mutations médiatiques de la communication, ceux analysant les relations entre technique et société à travers les usages des dispositifs d'information et de communication, ceux encore interrogeant les discours de la société de l’information, ceux abordant les industries culturelles ou encore les médiations liées à la numérisation documentaire…
L’observation des transformations de la circulation des savoirs et de la communication par le numérique est ainsi au cœur des SIC, impliquant non seulement la construction de cadres opératoires théoriques, mais également une pratique empirique du numérique dans les objets analysés et les méthodes, et ce, par les angles croisés des approches documentaires et informationnelles, socio-économiques, interprétatives et sémiologiques…
Aujourd’hui, ces questions sont rendues visibles dans le champ des Humanités Numériques parfois considéré comme un nouveau champ de recherche, une transdiscipline, une « postdiscipline », une « zone d'échange » entre disciplines ou encore un mouvement de renouveau des SHS symbolisé par le Manifeste des digital humanities en 2011 entre autres.
La visée de ce dossier est de décrire le carrefour entre SIC et humanités numériques, souhaitant interroger ce qu’ont produit de spécifique les SIC sur les questions abordées par les chercheurs se réclamant des humanités numériques. Quels cadres théoriques ont été éprouvés ? Quelles avancées particulières seraient propres aux SIC dans un contexte où la pluridisciplinarité est constitutive des projets identifiés humanités numériques ? Autrement dit, il s'agit de s'intéresser à ce que les SIC ont à dire des humanités numériques tout autant qu’à ce que les humanités numériques apportent à la réflexion en SIC.
Plutôt que la définition d’un positionnement ou d’une identité disciplinaire, nous souhaitons réunir des travaux de recherche autour de trois principaux axes dans la perspective de faire émerger des synergies.
  1. Le premier axe proposé concerne tout d’abord notre métier de chercheur travaillant sur les phénomènes info-communicationnels : quels changements dans les pratiques de recherche sont induits par les projets en humanités numériques ou plus largement en lien avec le numérique (l’innovation par exemple) ? Sommes-nous face à une transformation des savoirs et des compétences ? Les travaux attendus pourront éclairer la dimension organisationnelle des projets (acteurs, métiers, discours), des métiers et des pratiques, comme leur dimension interdisciplinaire.
  2. Le deuxième axe est celui des possibilités offertes par le numérique dans la pratique même de la recherche : dans une visée réflexive, il s’agit ainsi de questionner les formes de connaissances produites à travers des expériences. A travers l'analyse des méthodes mises en place, en fonction des objectifs visés, l'accent pourra être mis sur les conditions de production et de recueil des données, leurs dimensions quali-quantitatives, la manière de les traiter. Il est attendu que soient analysées les spécificités des terrains et des méthodes construites, et les questionnements épistémologiques suscités par la mutation des pratiques. Par exemple, les travaux pourront porter sur l’importance des processus d’automatisation des processus de recherche, de l’algorithmie et des Big Data.
  3. Le troisième axe souhaite encourager les propositions décrivant les problématiques critiques, éthiques, anthropologiques, que les SIC ont travaillées à propos de la numérisation de la société. Il pourra s’agir d’un regard diachronique revenant sur des recherches menées ces trente dernières années, comme de recherches contemporaines et plus ciblées sur des questions vives. Les réflexions proposées pourront interroger, par exemple, les enjeux autour de la culture numérique et/ou la culture du numérique, les liens entre innovations techniques, pratiques communicationnelles et processus démocratiques, les enjeux pour la science des pratiques participatives, ou des pratiques dite de « l’open science », etc.
Les articles proposés pour ce numéro de RFSIC sont des articles complets.
Sans être un critère trop restrictif, ils feront entre 40000 et 50000 signes, espaces compris, hors bibliographie. Les auteurs doivent fournir une courte biographie (comprenant un courriel), un résumé et des mots-clés en français et en anglais voire dans une troisième langue.
Il est attendu une hiérarchisation de l'article avec des sous-titres de niveau 1.1 maximum.
La norme bibliographique est du type
NOM Prénom, « Titre de l’article », Nom de la revue, 2002, n° 2, p. 34-45 ou du type, pour un ouvrage, DUBY Georges (dir.), Histoire de la France urbaine. 1, La Ville antique : des origines au XIe siècle. Paris, Seuil, 1980 (le nombre de pages n'est pas indispensable). La qualité de l'écrit (lisibilité, syntaxe, orthographe et coquilles) est un critère d'évaluation.
Les textes seront évalués en double aveugle.
Les consignes de rédaction et d’évaluation complètes sont disponibles à l'adresse suivante : http://rfsic.revues.org/401.
Calendrier
  • articles complets pour le 15 décembre 2015
  • avis le 4 janvier 2016
  • deuxième version de l’article pour le 15 janvier 2016
  • Numéro à paraître début 2016

Les propositions sont à adresser à :
 

lundi 30 novembre 2015

Colloque TTOW Temps et Temporalités du Web

J'ai le plaisir d'intervenir dans le cadre du colloque TTOW Temps et Temporalités du Web qui se tient à l'ISCC du 1er au 3 décembre 2015. Rendez-vous mardi 1er décembre pour un atelier puis une table ronde rassemblant professionnels du numérique et enseignants-chercheurs autour des temporalités du Web dans le cadre professionnel.


Colloque Temps et Temporalités du Web

Si le fonctionnement en temps réel, la promesse de l’instantanéité et l’accélération continue des échanges sont des éléments récurrents des discours fondateurs sur les « nouvelles technologies de l’information et de la communication », force est de constater que celles-ci n’ont aboli ni le temps ni l’espace.
Bien au contraire, les rapports différenciés au temps se sont multipliés et structurent l’expérience contemporaine du numérique : enchâssées dans la longue durée se succèdent les « révolutions » ininterrompues de la technique, tandis que dissimulée derrière l’éphémère du fil de discussion se cache la permanence des données répliquées, et derrière les soubresauts de la toile et des réseaux socionumériques la complexité de l’événement.
Ce sont ces temporalités variées que le colloque souhaite mettre en lumière et interroger, au travers de l’analyse du Web dans ses dimensions passées, présentes et futures, individuelles comme collectives, sociales tout autant que techniques, économiques et politiques. Il s’agira également de prêter une attention particulière aux pratiques qui, de l’hyperconnectivité à la cyberflânerie, des flux de données à l’archivage du Web, font de la toile une expérience nouvelle de la durée et de l’instant.

Table ronde professionnelle

Mardi 1er décembre de 16h15 à 18.30, Institut des sciences de la communication, 20 rue Berbier-du-Mets 75013 Paris, M° Gobelins
  • Célia Mériguet, Directrice adjointe de l’information nationale sur les médias numériques à France Télévisions

  •  Eric Mettout, New media editor – L’Express – Groupe Altice Media
  • Corinne Lejbowicz, directrice générale de Prestashop
  • Gerald Lachaud, enseignant-chercheur à l’Université Lyon 3
  • Valérie Carayol, enseignante-chercheuse à l’Université Bordeaux-Montaigne
  • Jean-Claude Domenget, enseignant-chercheur à l’Université de Franche-Comté
Animée par : Benjamin Thierry (Université Paris-Sorbonne, ISCC, France) et Claire Wehrung ( Project Manager chez Linkfluence et Administratice du Social Media Club France) 

Plus d'informations sur le site du SMC France.

dimanche 5 juillet 2015

Livre Reconnaissance et termporalités. Une approche info-communicationnelle

J'ai l'immense plaisir de vous informer de la sortie de l'ouvrage Reconnaissance et temporalités. Une approche info-communicationnelle, chez L'Harmattan dans la collection Communication et Civilisation dirigée par Nicolas Pélissier. 
 
Aujourd’hui, nous sommes face à une quête de reconnaissance généralisée. Chaque individu, chaque collectif souhaite voir reconnaître qui il est, ce qu’il fait. Objet de luttes, ce désir d’estime sociale intègre des éléments du passé et de l’avenir. Comment analyser ces demandes de reconnaissance sans être prisonnier d’une vision à court terme, d’un présentéisme ? Comment prendre en compte l’épaisseur temporelle des individus comme des collectifs ? L’originalité de cet ouvrage est de proposer une approche infocommunicationnelle des relations entre reconnaissance et temporalités. S’appuyant sur les théories de la reconnaissance développées par Axel Honneth, les auteurs mobilisent des concepts phares en information-communication comme ceux de dispositifs d’information et de communication, de visibilité ou encore d’identités. La première partie de l’ouvrage propose d’approfondir les concepts de reconnaissance et de temporalités, éclairés par des chercheurs de différentes disciplines (sociologie, philosophie et SIC). Les deux parties suivantes, inscrites dans le champ de l’information-communication, discutent ces concepts en les confrontant à divers objets et terrains d’étude (participation du citoyen, droit à l’oubli, champ professionnel, médias socionumériques, etc.).





Sous la direction de
 
Jean-Claude DOMENGET, maître de conférences en SIC, membre du laboratoire Elliadd (Université de Franche- Comté).
Valérie LARROCHE, maître de conférences en SIC, membre du laboratoire Elico (Université de Lyon).
Marie-France PEYRELONG, maître de conférences en SIC, membre du laboratoire Elico (Université de Lyon).

Contributeurs

Christine Chevret-Castellani, Valérie Colomb, Jean-Claude Domenget, Olivier Dupont, Claude Dubar, Haud Guéguen, Thomas Heller, Bernard Lamizet, Valérie Larroche, Valérie Lépine, Bertrand Parent, Marie-France Peyrelong, Nathalie Waclzak.

Préface :
Louise Merzeau 



Table des matières
Préface, Louise Merzeau
Introduction - Reconnaissance et temporalités : pour un ancrage de ces concepts en SIC
Jean-Claude Domenget, Valérie Larroche et Marie-France Peyrelong

Première partie - Considérations théoriques sur reconnaissance et temporalités
Temporalité, temporalités : philosophie et sciences sociales, Claude Dubar
Reconnaissance et accélération. Réflexions sur la temporalité de la reconnaissance à partir de la critique sociale du temps de Hartmut Rosa, Haud Guéguen
Du pouvoir reconnaissant. Reconnaissance et temporalité à l’aune du concept d’assujettissement, Thomas Heller
Temps, signification et expression des identités politiques, Bernard Lamizet

Deuxième partie - Formes de temporalités et reconnaissances juridiques et sociales
Hier, aujourd’hui et demain : l’épaisseur du temps des habitants dans un projet complexe, Valérie Colomb
Un nouveau corps statutaire pour les cadres de santé : la reconnaissance à l’épreuve du temps, Valérie Lépine et Bertrand Parent
Le « droit à l’oubli numérique », Christine Chevret-Castellani

Troisième partie - Reconfiguration des temporalités et des identités
Les demandes de reconnaissance professionnelle d’une épaisseur spatio-temporelle, Olivier Dupont
L’évaluation du personnel : la reconnaissance en tension entre épaisseur temporelle de l’individu et temps de l’organisation, Marie-France Peyrelong
La reconnaissance de l’épaisseur temporelle du soi professionnel dans les réseaux socionumériques professionnels, Valérie Larroche
Reconnaissance d’expertise sur Twitter et temporalités, Jean-Claude Domenget
Reconnaissance et reconfigurations des espaces et des temporalités sur l’internet, Nathalie Walczak
Les auteurs


 

samedi 15 novembre 2014

Séminaire IMPEC - Lyon - Usages et systèmes de recommandation

Suite au colloque IMPEC "Interactions Multimodales Par ECran" portant sur les interactions entre individus à travers les écrans (Lyon, 2 - 4 juillet 2014), j'ai le plaisir d'intervenir avec Alexandre Coutant dans le séminaire IMPEC, animé par Christine Develotte, lundi 17 novembre 2014. Nous interviendrons autour du chapitre d'ouvrage : "Partir des usages pour analyser les systèmes de recommandation : le cas des médias sociaux", paru dans Les moteurs et systèmes de recommandation, co-dirigé par Gérald Kembellec, Ghislaine Chartron et Imad Saleh

Les systèmes sociotechniques de recommandation (moteurs de publicités personnalisées, moteurs de recherche commerciaux, suggestions d'activités ou de contenus, etc.), omniprésents dans l'expérience des internautes, rencontrent un certain succès dans un contexte marchand. Les médias socionumériques ne sont pas en reste. En effet, des systèmes de recommandation variés accompagnent l'usager dès son inscription pour lui proposer essentiellement des mises en relation, des activités à effectuer, des contenus à consulter et des offres commerciales à consommer, faisant du Web social un espace communicationnel et informationnel marchand. Certains chercheurs en ont déduit que le moteur principal de la participation n'est autre que la prescription, qui dans le cas des médias socionumériques, prend une forme particulière due à l'importance accordée aux pairs. Dans ce contexte, une hypothèse a guide notre réflexion : si les stratégies de recommandation et les dispositifs mis en place issus du Web marchand semblent aujourd'hui avoir atteint une maturité, laissant imaginer des potentiels commerciaux puissants, le changement de contexte lors du passage à un Web social peut nécessiter quelques adaptations aux spécificités de cet espace.
Domenget Jean-Claude et Coutant Alexandre, 2014, "Partir des usages pour analyser les systèmes de recommandation : le cas des médias sociaux", dans Gérald Kembellec, Ghislaine Chartron et Imad Saleh (dir.), Les moteurs et systèmes de recommandation, Londres, Iste éditions, p. 43-67.