dimanche 5 juillet 2015

Livre Reconnaissance et termporalités. Une approche info-communicationnelle

J'ai l'immense plaisir de vous informer de la sortie de l'ouvrage Reconnaissance et temporalités. Une approche info-communicationnelle, chez L'Harmattan dans la collection Communication et Civilisation dirigée par Nicolas Pélissier. 
 
Aujourd’hui, nous sommes face à une quête de reconnaissance généralisée. Chaque individu, chaque collectif souhaite voir reconnaître qui il est, ce qu’il fait. Objet de luttes, ce désir d’estime sociale intègre des éléments du passé et de l’avenir. Comment analyser ces demandes de reconnaissance sans être prisonnier d’une vision à court terme, d’un présentéisme ? Comment prendre en compte l’épaisseur temporelle des individus comme des collectifs ? L’originalité de cet ouvrage est de proposer une approche infocommunicationnelle des relations entre reconnaissance et temporalités. S’appuyant sur les théories de la reconnaissance développées par Axel Honneth, les auteurs mobilisent des concepts phares en information-communication comme ceux de dispositifs d’information et de communication, de visibilité ou encore d’identités. La première partie de l’ouvrage propose d’approfondir les concepts de reconnaissance et de temporalités, éclairés par des chercheurs de différentes disciplines (sociologie, philosophie et SIC). Les deux parties suivantes, inscrites dans le champ de l’information-communication, discutent ces concepts en les confrontant à divers objets et terrains d’étude (participation du citoyen, droit à l’oubli, champ professionnel, médias socionumériques, etc.).





Sous la direction de
 
Jean-Claude DOMENGET, maître de conférences en SIC, membre du laboratoire Elliadd (Université de Franche- Comté).
Valérie LARROCHE, maître de conférences en SIC, membre du laboratoire Elico (Université de Lyon).
Marie-France PEYRELONG, maître de conférences en SIC, membre du laboratoire Elico (Université de Lyon).

Contributeurs

Christine Chevret-Castellani, Valérie Colomb, Jean-Claude Domenget, Olivier Dupont, Claude Dubar, Haud Guéguen, Thomas Heller, Bernard Lamizet, Valérie Larroche, Valérie Lépine, Bertrand Parent, Marie-France Peyrelong, Nathalie Waclzak.

Préface :
Louise Merzeau 



Table des matières
Préface, Louise Merzeau
Introduction - Reconnaissance et temporalités : pour un ancrage de ces concepts en SIC
Jean-Claude Domenget, Valérie Larroche et Marie-France Peyrelong

Première partie - Considérations théoriques sur reconnaissance et temporalités
Temporalité, temporalités : philosophie et sciences sociales, Claude Dubar
Reconnaissance et accélération. Réflexions sur la temporalité de la reconnaissance à partir de la critique sociale du temps de Hartmut Rosa, Haud Guéguen
Du pouvoir reconnaissant. Reconnaissance et temporalité à l’aune du concept d’assujettissement, Thomas Heller
Temps, signification et expression des identités politiques, Bernard Lamizet

Deuxième partie - Formes de temporalités et reconnaissances juridiques et sociales
Hier, aujourd’hui et demain : l’épaisseur du temps des habitants dans un projet complexe, Valérie Colomb
Un nouveau corps statutaire pour les cadres de santé : la reconnaissance à l’épreuve du temps, Valérie Lépine et Bertrand Parent
Le « droit à l’oubli numérique », Christine Chevret-Castellani

Troisième partie - Reconfiguration des temporalités et des identités
Les demandes de reconnaissance professionnelle d’une épaisseur spatio-temporelle, Olivier Dupont
L’évaluation du personnel : la reconnaissance en tension entre épaisseur temporelle de l’individu et temps de l’organisation, Marie-France Peyrelong
La reconnaissance de l’épaisseur temporelle du soi professionnel dans les réseaux socionumériques professionnels, Valérie Larroche
Reconnaissance d’expertise sur Twitter et temporalités, Jean-Claude Domenget
Reconnaissance et reconfigurations des espaces et des temporalités sur l’internet, Nathalie Walczak
Les auteurs


 

samedi 15 novembre 2014

Séminaire IMPEC - Lyon - Usages et systèmes de recommandation

Suite au colloque IMPEC "Interactions Multimodales Par ECran" portant sur les interactions entre individus à travers les écrans (Lyon, 2 - 4 juillet 2014), j'ai le plaisir d'intervenir avec Alexandre Coutant dans le séminaire IMPEC, animé par Christine Develotte, lundi 17 novembre 2014. Nous interviendrons autour du chapitre d'ouvrage : "Partir des usages pour analyser les systèmes de recommandation : le cas des médias sociaux", paru dans Les moteurs et systèmes de recommandation, co-dirigé par Gérald Kembellec, Ghislaine Chartron et Imad Saleh

Les systèmes sociotechniques de recommandation (moteurs de publicités personnalisées, moteurs de recherche commerciaux, suggestions d'activités ou de contenus, etc.), omniprésents dans l'expérience des internautes, rencontrent un certain succès dans un contexte marchand. Les médias socionumériques ne sont pas en reste. En effet, des systèmes de recommandation variés accompagnent l'usager dès son inscription pour lui proposer essentiellement des mises en relation, des activités à effectuer, des contenus à consulter et des offres commerciales à consommer, faisant du Web social un espace communicationnel et informationnel marchand. Certains chercheurs en ont déduit que le moteur principal de la participation n'est autre que la prescription, qui dans le cas des médias socionumériques, prend une forme particulière due à l'importance accordée aux pairs. Dans ce contexte, une hypothèse a guide notre réflexion : si les stratégies de recommandation et les dispositifs mis en place issus du Web marchand semblent aujourd'hui avoir atteint une maturité, laissant imaginer des potentiels commerciaux puissants, le changement de contexte lors du passage à un Web social peut nécessiter quelques adaptations aux spécificités de cet espace.
Domenget Jean-Claude et Coutant Alexandre, 2014, "Partir des usages pour analyser les systèmes de recommandation : le cas des médias sociaux", dans Gérald Kembellec, Ghislaine Chartron et Imad Saleh (dir.), Les moteurs et systèmes de recommandation, Londres, Iste éditions, p. 43-67.

mercredi 12 novembre 2014

Seminiare UDSN 2014-2015 - invité Serge Proulx

Séminaire Usages des dispositifs sociotechniques numériques 2014/15
 
Coordonné par Jean-Claude DOMENGET, 

Alexandre COUTANT, Nicolas PÉLISSIER et Paul 

RASSE



Vendredi 14 novembre 2014 – Nice – 10h-12h
UFR LASH – Amphi Extension 212


Le séminaire Usages des dispositifs sociotechniques numériques (UDSN) initié en 2012/2013 propose de revenir sur quelques concepts fondateurs de l'analyse du numérique, en interrogeant leur généalogie à travers les travaux d'auteurs ayant fait date dans l'histoire de la recherche en sciences de l'information et de la communication (SIC).
Cette troisième année sera consacrée aux approches des usages : bilan et perspectives.
Les deux premières années ont permis de discuter en détail l’œuvre d'un auteur par l'intermédiaire d'un discutant ayant effectué une lecture critique de ses travaux puis d'une discussion avec l'audience focalisée sur les questions d'exploitation de ses travaux dans des cas concrets de recherche.
Ont été ainsi reçus :
- Geneviève Vidal autour des continuités et transformations de la sociologie des usages
- Madeleine Akrich concernant l'approche sociotechnique
- Pierre Mercké en tant que discutant de la journée d'étude sur les usages
- Christian Licoppe en tant que discutant de la journée d'étude sur le dispositif
- Jacques Perriault autour de la logique de l'usage
- Philippe Mallein pour la méthode CAUTIC
- Isabelle Gavillet revenant sur le concept de dispositif.
A été également discutée, la réflexion de Laurence Monnoyer-Smith autour du numéro d'Hermès consacré au concept de dispositif et de l'article de synthèse sur le dispositif, publié dans le Manuel d'analyse du Web.

Le séminaire UDSN est co-organisé par les laboratoires :
  • ELLIADD, Edition, Langages, Littératures, Informatique, Arts, Didactique, Discours ; équipe Objets et Usages Numériques (OUN) – Université de Franche-Comté à Montbéliard
  • I3M, Information, Milieu, Médias, Médiation – Université de Nice Sophia Antipolis et du Sud Toulon Var
  • en partenariat avec l'ISCC, Institut des Sciences de la Communication du CNRS à Paris.


Invité : Serge Proulx

Serge Proulx
Serge Proulx est professeur titulaire à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et professeur associé à Télécom ParisTech. De septembre 2014 à février 2015, il est chercheur invité à l’Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (IMéRA – Aix-Marseille Université). Ses travaux portent sur les mutations des dispositifs d’information et de communication à l’ère numérique, en particulier les innovations et les contributions des usagers dans le contexte du capitalisme informationnel. Auteur, co-auteur ou directeur d’une trentaine d’ouvrages portant sur la communication, la technologie et la société. Dernier ouvrage : La contribution en ligne. Pratiques participatives à l’ère du capitalisme informationnel (Direction de l’ouvrage avec J.L. Garcia et L. Heaton), Presses de l'Université du Québec, 2014. Site : http://www.sergeproulx.info/




Date et Lieu :

Vendredi 14 novembre 2014 : 10h–12h / Amphi Extension 212
UFR LASH 98, Bd Edouard Herriot Nice
(Accueil des participants à partir de 9h30 Extension 214)


Modalité :

Inscription gratuite mais recommandée auprès de l'un des quatre organisateurs


Informations :



mardi 7 octobre 2014

Suivre en direct le colloque du Resiproc - Bruxelles 9 et 10 octobre 2014

Le colloque RESIPROC "Les métiers de la communication traversés par le numérique" (programme et argument à l'adresse suivante : http://www.sfsic.org/index.php/evenements-300202/2565-programme-definitif-du-colloque-du-resiproc-bruxelles-9-et-10-10-2014) se tiendra à Bruxelles les 9 et 10 octobre prochain.


Suivre en direct le colloque du resiproc


Pour les collègues intéressés ne pouvant être présents, nous vous proposons plusieurs moyens de suivre celui-ci :
- tout d'abord un hashtag permettra de suivre les débats sur Twitter : #RESIPROC14
- par ailleurs, une diffusion live sera disponible via Hangout. Vous pouvez vous inscrire
à l'adresse suivante pour suivre la journée du jeudi : https://plus.google.com/events/coc2n9jgvap1fsk0c3nvnkg8dr4 et à celle-ci pour suivre celle de vendredi : https://plus.google.com/events/cuib82ugoeqhvlhoule3hl0p628

Au plaisir d'échanger à cette occasion, en ligne ou hors ligne.
Bien cordialement,
Alexandre Coutant et Jean-Claude Domenget

mercredi 2 juillet 2014

Colloque IMPEC 2014 : une comparaison des interactions sociales prescrites sur les médias socionumériques

Le colloque Interactions Mutlimodales Par Ecran (IMPEC 2014) propose un lieu de débat scientifique centré sur les pratiques socio-relationnelles de la vie quotidienne.
Nous proposons un panel sur les formes d'interactions sur les médias socionumériques avec deux collègues du laboratoire ELLIADD de l'Université de Franche-Comté.

Panel : les formes d'interactions sur les médias socionumériques


Ce panel propose d'étudier les formes d'interactions sur les médias socionumériques selon trois angles différents ou trois échelles d'analyse :
- la structure des interactions sur une plateforme donnée (Youtube)
- une comparaison des formes d'interactions prescrites par différentes plateformes des médias socionumériques (Facebook, Twitter, Linkedin et les forums privés)
- puis un élargissement de l'analyse aux pratiques sociales dans lesquelles les usages de ces dispositifs s'inscrivent, à travers la question de la création de la confiance sur les médias socionumériques.

Un second objectif de ce panel est de pouvoir discuter des traditions de recherche en sciences du langage et en sciences de l'information et de la communication afin d'approfondir l'analyse des interactions sur les médias socionumériques. 

Trois chercheurs du laboratoire ELLIADD de l'Université de Franche-Comté se sont réunis pour répondre à ces objectifs.
Christelle Combe Célik, ELLIADD-DID «  Vlogues sur Youtube : un nouveau genre d'interactions multimodales »
Jean-Claude Domenget, ELLIADD-OUN « Une comparaison des interactions sociales sur les médias socionumériques »
Alexandre Coutant, ELLIADD-OUN « L'établissement de la confiance sur les médias socionumériques »


Une comparaison des interactions sociales prescrites sur les médias socionumériques




La comparaison proposée des architectures techniques de différentes dispositifs du Web social et des formes d'interaction prescrites par eux (Proulx, 2012 ; Di Gangi et Wasco, 2009) permet de préciser certaines normes sociales et d'interaction de ces dispositifs.
Le modèle dominant de la timeline s'appuie sur la norme sociale de la prescription ordinaire (Stenger et Coutant, 2009), en multipliant les sollicitations d'interactions afin d'engager les individus à entretenir en continu les relations créées via le dispositif. Il s'agit du modèle adopté par Facebook pour prescrire la gestion de relations d'amitié.
Les plateformes de partage de contenus apparaissent comme des dispositifs instables (Latzko-Toth, 2010) ; visant à concilier des ambitions stratégiques d'exploitation de la participation avec un auto-ajustement au fur et à mesure des souhaits des usagers et prescrivant à l'usager de mélanger des informations personnelles et professionnelles. Dans ce cadre, Twitter joue un rôle important dans la construction de l'identité de certaines professions (Domenget, 2013).
Des systèmes de recommandation invitant à élargir continuellement les cercles relationnels des usagers dont les interactions sont cadrées par des algorithmes (Cardon, 2013). Linkedin, très bon exemple de ces dispositifs dans lesquels la norme sociale de la promotion de soi autour de centres d'intérêt est au cœur d'un tel dispositif.
D'autres dispositifs servent surtout à maintenir un lien au sein de collectifs (Proulx et Latzko-Toth, 2000), rassemblés autour du partage de contenus en ligne. Les forums privés sont l'exemple historique et emblématique de ces dispositifs dans lesquels les interactions reposent sur la qualité du contenu partagé et le respect des règles d'interactions.
Derrière la flexibilité des architectures techniques des dispositifs, selon les supports utilisés afin de répondre à des situations d'usage multiples ; la norme d'usage dominante prend une connotation temporelle en prescrivant les dimensions de la continuité, de l'immédiateté, de l'intensité, de l’irréversibilité, de l'immunité etc. lors des usages de ces dispositifs.