jeudi 13 avril 2017

[JE] Identité numérique : au-delà du formatage

Le 7 avril 2017 a eu lieu une journée d'études portant sur : Identité numérique : au-delà du formatage ? Organisée par le Cresat (Fabien Bonnet et Marc Jahjah) de l'Université de Haute-Alsace, cette rencontre a rassemblé plusieurs collègues travaillant autour de la notion d'identité numérique : Gustavo Gomez-Mejia (Prim, Université François Rabelais à Tours), Fanny Georges (CIM, Université Paris 3), Laurence Allard (IRCAV, Université Lille 3), Emmanuel Kessous (Gredeg, Université de Nice Sophia-Antipolis) et moi-même.

Métiers de la communication : vers des identités professionnelles numériques ?





Voici le support de présentation.
J'ai traité notamment de la question la construction des identités professionnelles numériques qui fait partie de mon programme de recherche actuel, lequel vise à analyser la reconfiguration des formes identitaires professionnelles dans les métiers de la communication.
L'analyse que je propose permet d'éclairer ensemble des phénomènes encore largement méconnus qui ont une forte dimension normative (impératif de visibilité, nécessité de maîtriser sa e-réputation lorsqu'on est un professionnel de la visibilité, quête de reconnaissance qui motive chacun d'entre nous, reproduction des formes d'autorités informationnelles visant une autorité cognitive, etc.)

mercredi 22 mars 2017

Parution Communication et professionnalisation n°4

Vient de paraître le n°4 de la revue Communication et professionnalisation, revue du réseau Resiproc portant sur "Dynamiques de professionnalisation en communication : entre ruptures et continuités, prescription et émancipation". Nous avons écrit avec Guillaume Sire, maître de conférences à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas un article sur " la professionnalisation des référenceurs aux prises avec le changement permanent".

La professionnalisation des référenceurs aux prises avec le changement permanent

 

Couverture revue Communication et professionnalisation n°4
 Dans le processus de professionnalisation des référenceurs, le changement permanent imposé par Google, loin de remettre en cause la pérennité de la profession, est un facteur clé de la reconnaissance de leur fonction au sein des  organisations et auprès des différents acteurs avec lesquels ils interagissent (clients, collègues, responsables, etc.). En partant du concept de professionnalisation, développé dans le champ de recherche sur la socialisation professionnelle et la construction identitaire, nous décryptons le marché du référencement en tant que système professionnel. Basé sur l’analyse croisée des résultats de deux recherches empiriques, l’une sur les référenceurs en entreprise de presse et l’autre sur les référenceurs dits « pionniers », notre raisonnement vise à expliquer pourquoi le contexte de flou et de changements permanents contribue en grande partie à la reconnaissance et à la légitimation de la profession du référenceur, et pourquoi ce même contexte peut également conduire à une remise en cause du statut des référenceurs et être mobilisé dans le discours de leurs collaborateurs comme un moyen de questionner leur crédibilité. Autrement dit, le contexte d’incertitude a cela de paradoxal qu’il contribue à rendre pérenne la profession des référenceurs tout en empêchant que le processus de professionnalisation ne s’achève.

Mots clés : professionnalisation, référenceurs, changement, légitimation, crédibilité

Jean-Claude Domenget, maître de conférences, Université de Franche-Comté, Elliadd, jean-claude.domenget@univ-fcomte.fr
Guillaume Sire, maître de conférences, Université Paris 2 Panthéon-Assas, Carism, guillaume.sire@u-paris2.fr




jeudi 19 janvier 2017

[Séminaire] Conférence-débat du LabCMO

En mission au Canada, sur invitation du LabCMO, j'ai le plaisir de donner une conférence-débat autour d'une proposition d'approche dynamique des usages numériques, dans le but de définir un nouveau cadre conceptuel. La conférence a lieu à Québec à l'Université Laval, vendredi 20 janvier 2017 de 10h à 12h, en lien avec l'UQAM à Montréal.

Pour une approche dynamique des usages : vers un cadre conceptuel









Dans un premier temps, cette conférence présentera les contours d'un programme de recherche qui vise à contribuer à l'avancement des connaissances sur les usages des dispositifs socionumériques, en interrogeant, sous l'angle des temporalités, la reconfiguration des identités professionnelles dans les métiers de la communication. Plusieurs études de cas permettront d'illustrer ces axes de recherche. Dans un second temps, la problématique de la fragilité des usages et de l'instabilité des dispositifs (les deux optiques étant indissociables) sera précisée. Trois notions sont proposées afin d'élargir le cadre conceptuel nécessaire pour analyser les phénomènes sociotechniques non stabilisés. Il s'agit d'intégrer la dimension négative de la plasticité, de concevoir l'instabilité comme un état durable et de penser la fragilité comme une richesse. Cette proposition d'une approche dynamique des usages numériques souhaite participer à la définition d'une troisième topique des approches d'usages. 



mardi 17 janvier 2017

[Participation] Colloque Réseaux sociaux : les facettes du moi en émoi

Le 17 novembre 2016, je suis intervenu avec Fanny Georges et Jocelyn Lachance dans le cadre d'un colloque à destination d'enseignants, de lycéens, de membres de la mutualité française Bourgogne Franche-Comté sur le thème des "Réseaux sociaux : les facettes du moi en émoi". Les interventions filmées lors de la journée sont accessibles. Ce colloque a permis d'analyser des usages et d'ouvrir le débat aux jeunes, à travers deux séquences préparés par les étudiants du lycée Pergaud BTS SP3S : paroles et pratiques d'ados.

"Les médias socionumériques : des espaces de construction d'une culture numérique pour les digitales natives"


Résumé : Les médias socionumériques sont loin d'être homogènes. De Facebook à Twitter, de Linkedin à Snapchat, ils doivent être distingués selon les logiques d'action et de mise en visibilité qu'ils offrent -cf. Stenger et Coutant, 2013.
Parmi les usagers de ces espaces, les jeunes rassemblés sous la métaphore des digital natives -Prensky, 2001- seraient porteurs d'une culture numérique qui leur serait propre. Est-ce que les digital natives développent une certaine pratique du numérique ou une culture spécifique ?
Cette intervention est divisée en trois temps :
- Tout d'abord, il s'agit de montrer la diversité des médias socionumériques et des usages qui s'y développent.
- Ensuite, la réflexion porte sur la métaphore des digital natives qui, si elle est critiquable, présente l'intérêt de souligner une vraie problématique, celle de l'autonomisation des jeunes et de la socialisation au sein de groupes de pairs.
- Enfin, un point particulier aborde le type de culture numérique ainsi créé, distinguant des formes anthropologiques, d'une "pop culture" ou d'une culture lettrée -Le Crosnier, 2013.

La vidéo de mon intervention sur les médias socionumériques est disponible.




vendredi 15 juillet 2016

[AAA] Les questions d’éthique et déontologiques dans la professionnalisation des communicants

Appel à articles : les questions d'éthique et déontologiques dans la professionnalisation des communicants. Le colloque international qui s’est tenu à Agadir du 18 au 20 mai 2016 a permis d’interroger la notion d’éthique en lien avec la professionnalisation des communicants au travers de différents aspects.

[AAA] revue Communication et professionnalisation n°5


La revue Communication et professionnalisation lance un appel à articles pour son numéro 5 afin d’approfondir la réflexion autour de six points non exclusifs (des propositions liées au sujet général mais non directement liées à un des points suivants sont acceptables) :
- La formation des communicants à l’éthique de la communication
- Régulation de la profession : production et réception des chartes, codes…
- Les modèles de prise de décision éthique des communicants dans le contexte organisationnel actuel
- La relation entre éthique des communicateurs et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
- Interculturalité, communication et éthique.
- La communication responsable
L'appel à articles complet est disponible sur le site du Resiproc.

Propositions attendues et procédure de soumission
Les propositions de texte attendues doivent se présenter soit comme des analyses réflexives fondées sur des recherches empiriques récentes et achevées, soit comme des analyses de pratiques professionnelles en communication (témoignages de pratiques et réflexion sur les conditions de l’action, les justifications de l’action et les conséquences sur l’action). Dans l’un comme dans l’autre cas, les articles proposés doivent être informatifs, analytiques et réflexifs.
Les articles complets doivent parvenir avant le 15 octobre 2016 par voie électronique, en format Word (.doc) ou Libre Office (.odt). Outre le texte en lui-même (entre 30000 et 35000 signes espaces compris, bibliographie non comprise de 5000 signes maximum), les documents doivent impérativement préciser, pour chaque auteur, le nom, le statut, l’organisation ainsi que les coordonnées (adresses électronique et postale).
Les articles sont attendus en Times New Roman 12, avec une titraille simple : Titre 1 Titre 2 Titre 3. Les références doivent respecter la norme APA 6th edition.

Les propositions doivent être transmises aux responsables scientifiques
Andrea Catellani : andrea.catellani[at]uclouvain.be
Jean-Claude Domenget : jean-claude.domenget[at]univ-fcomte.fr
Elise Maas : elise[at]maas.cc

Après examen en double aveugle du comité scientifique, le comité d’organisation retournera son avis aux auteurs le 30 novembre 2016 au plus tard.
Les auteurs retenus devront alors proposer une version finale de leur articles pour le 15 janvier 2017. Les textes seront publiés dans la revue internationale Communication et Professionnalisation (nouvelle appellation des Cahiers du RESIPROC) aux Presses de l’Université de Louvain pour une parution en début 2017.

Membres du comité scientifique
Abdallah Abil, ENCG
Abderrahmane Amsidder, Université Ibn Zohr
Dany Baillargeon, Université de Sherbrooke
Gunter Bentele, Université de Leipzig
Vincent Brulois, Université Paris 13
Andrea Catellani, Université Catholique de Louvain
Marie-Eve Carignan, Université de Sherbrooke
Alexandre Coutant, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Patrice de la Broise, Université Lille 3 Charles de Gaulle
Marc D. David, Université de Sherbrooke
Fathallah Daghmi, Université de Poitiers
Jean-Claude Domenget, Université de Franche-Comté
Amaia Errecart, LabSIC, Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité
Jamal El Achmit, université Ibn zohr
Romain Huet, Université Rennes 2
François Lambotte, Université Catholique de Louvain
Christian Le Moënne,Université Rennes 2
Valérie Lépine, Université Grenoble Alpes
Catherine Loneux, Université Rennes 2
Elise Maas, Université Libre de Bruxelles / IHECS
Laurent Morillon, Université Toulouse 3
Bernard Motulsky, Université du Québec à Montréal
Véronique Richard, Université Celsa Paris Sorbonne
Farid Toumi, Université Ibn Zohr, Agadir
Mhamed Wahbi, Université Ibn Zohr, Agadir