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vendredi 19 juillet 2019

Atypie des parcours et modele de dircom

Notre nouvel article sur l'atypie des parcours et un modèle de "dircom" vient d'être publié au sein du n°7 de Communication et professionnalisation. Numéro encore ouvert piloté par Dany Baillargeon et Alexandre Coutant portant sur les trajectoires professionnelles en communication : atypies, hybridités, temporalités.

De l'atypie des parcours à un "modèle" de dircom



Dans cet article, Elise Le Moing-Maas et Jean-Claude Domenget questionnent la construction de la professionnalisation des directeurs de la communication au regard de l’originalité, de l’atypie de leur parcours. Deux axes ont retenu leur attention : la formation des directeurs de la communication et la reconnaissance de la fonction à un niveau managérial. Les auteurs présentent quatre résultats principaux. En effet, les dircoms mettent en scène leur récit de vie, lequel participe à développer une figure de dircom. Au delà d’une diversité de profils, voire de parcours atypiques, il se dégage un « modèle » de dircom, basé non sur des savoir-faire mais sur des qualités humaines communes : curiosité, engagement, pédagogie… Ce modèle se construit sur la relation au management et au directeur général plus particulièrement. De cette relation s’affirme une certaine forme de reconnaissance que les dircoms qualifient de stratégique, d’engageante… Ces qualificatifs peuvent également être appliqués aux pratiques propres à la fonction, pratiques qui se rapprochent de celles que Champy caractérise comme étant prudentielles.

Communication & professionnalisation conserve ouverts ses numéros thématiques, de sorte à recevoir de nouvelles contributions et ainsi enrichir, de façon incrémentielle, les différents thèmes. Une fois l’appel à contributions considéré comme fermé, les responsables éditoriaux closent le numéro en posant un regard rétrospectif sur les articles reçus.

vendredi 5 janvier 2018

Revue Commposiste 20 ans : etude des usages

Petit cadeau de début d'année, la revue COMMposite a 20 ans. Elle vient de lancer son anthologie réflexive à l'occasion des 20 ans de la revue COMMposite. J'ai été interviewé par Gabrielle Silva Moto Drumond concernant l'étude des usages, à partir du texte de Florence Millerand : "Usages des NTIC : les approches de la diffusion, de l'innovation et de l'appropriation (1ère partie)" (1998).

L'étude des usages : une entrevue

Gabrielle Silva Mota Drumond et Jean-Claude Domenget

Anthologie réflexive - 20 ans Revue COMMposite

La réflexion sur l'évolution des pratiques aux niveaux social, économique et politique repositionnerait l'étude des usages et permettrait de saisir les comportements microsociaux et les tendances macrosociales (Millerand, 1998, p. 7). Dans son texte « Usages des NTIC : les approches de la diffusion, de l’innovation et de l’appropriation (1re partie) », Millerand expose les intentions des chercheuses et des chercheurs en Sociologie des usages, à cette époque, d'allier les analyses des micro et des macro contextes afin de mener des recherches qui rendent compte de la complexité des usages des technologies de l'information et de la communication.

Gabrielle Silva Mota Drummond (GD) : Avons-nous actuellement des appareillages conceptuels et méthodologiques aussi complexes qui nous permettent de « faire le pas » entre les niveaux macro et micro dans nos recherches ? Quels sont ces appareillages ? Comment les différentes vagues de la sociologie des usages nous ont-elles permis de développer des études d’une telle complexité ?

Jean-Claude Domenget (JCD) : Les questions de la complexité et du passage entre niveaux micro et macro renvoient tous les deux aux ambitions des chercheurs lorsqu’ils entreprennent une approche d’usages. Il ne s’agit pas de rester uniquement à un niveau micro d’analyse de l’utilisation d’une NTIC en particulier, d’un dispositif socionumérique de communication pris isolément, mais de l’inscrire dans une analyse de pratiques sociales plus larges, afin de tenir compte de « l’épaisseur sociale » des usages. De tels limites ou « garde-fous » ont été maintes soulignés par les fondateurs de la sociologie des usages (Chambat, 1994; Jouët, 2000, 2011; Jauréguiberry, 2008). Ces points d’analyse questionnent également les relations entre les approches d’usages et d’autres courants de recherche, lesquels se heurtent aux mêmes problèmes de l’articulation de niveaux et de la complexité : approches dispositives (Monnoyer-Smith, 2013), approches sociotechniques (Akrich, Callon, Latour, 2006; Coutant, 2015).
De nombreux programmes complexes ont nourri l’histoire des approches d’usages, notamment l’approche sociopolitique (Vedel, 1994), l’approche critique (Granjon, 2004, 2012) ou encore les différentes pistes de dialogue avec d’autres courants de recherche dans le but de construire une théorie des usages (Proulx, 2005; Jauréguiberry et Proulx, 2011). Afin que ces programmes ambitieux ne restent pas lettre morte, nous avons proposé de mieux situer l’objectif d’une recherche dans une perspective de montée en généralité, à travers la proposition d’un cadre épistémologique d’analyse des usages (Coutant, Domenget, 2014).
Aujourd’hui, nous disposons de nombreux concepts dans les approches d’usages afin d’analyser la complexité d’une situation et d’articuler les niveaux d’études. Je pense notamment au concept d’appropriation, central dans les recherches faisant partie de la 1re topique des approches d’usages (Jauréguiberry et Proulx, 2011). La 2e partie du texte de Florence Millerand (1999) en propose une excellente synthèse, en soulignant comment l’inscription de l’usage d’un objet technique au sein d’une pratique individuelle ou sociale est caractéristique de l’appropriation sociale des TIC. Autre concept que j’aime à mobiliser, celui de généalogie des usages (Mallein et Toussaint, 1994) qui s’inscrit dans une approche sociohistorique des usages (2e topique). Il permet d’intégrer le temps long dans l’analyse, de prendre en compte les « trajectoires d’usages » entre les objets techniques ou les enjeux de pouvoir au moment de l’introduction d’une TIC, en fonction du contexte social ou organisationnel donné. Sans oublier bien sûr le concept de double médiation sociotechnique (Jouët, 1993) qui permet de mettre à distance le déterminisme technique et de remettre en question la construction de nouvelles pratiques sociales. Car le questionnement a évolué, caractérisant un processus de dissémination de la sociologie des usages dans le courant interdisciplinaire des SIC (Jouët, 2015) et l’émergence de nouvelles thématiques (les travaux sur les sites communautaires et sur les médias sociaux, les différentes figures de l’identité numérique, le matérialisme numérique, etc.).

GD : Quels sont les plus grands défis rencontrés actuellement par les chercheuses et les chercheurs qui font des recherches sur les usages des technologies numériques, que ce soit aux niveaux épistémologique et méthodologique ?

JCD : Les approches d’usages ont toujours posé des défis épistémologiques et méthodologiques aux chercheuses et aux chercheurs. Sur ce point, le texte de Florence Millerand reprenait l’évolution soulignée par Pierre Chambat (1994), à savoir la formation de courants spécialisés, éclairant chacun une partie des questions soulevées par les programmes évoqués précédemment (un modèle diffusionniste, concentré sur l’offre disponible et le taux d’équipement ; un modèle macrosocial, focalisé sur les imaginaires convoqués dans les discours d’accompagnement des TIC et un modèle de l’appropriation, s’intéressant au sens que donnent les usagers à leurs pratiques.). De nos jours, les enjeux épistémologiques et méthodologiques ont évolué. Ils soulignent le renouvellement des approches d’usages liés aux technologies numériques.
D’un point de vue épistémologique, j’ai déjà évoqué la nécessité de situer son apport (conceptuel, descriptif, théorique). L’interrogation principale peut être résumée ainsi : les concepts phares des approches d’usage sont-ils toujours pertinents compte tenu des changements de contextes, de dispositifs, de questions de recherche ? Pour donner un exemple, la continuité d’un usage a été la condition afin d’analyser le processus complexe d’appropriation. Aujourd’hui face à des dispositifs instables par conception (Garud, Jain et Tuertscher, 2008 ; Latzko-Toth, 2014), de telles approches en matière de continuité restent-elles pertinentes ? Ne faut-il pas au contraire, analyser les dynamiques, les variations des usages constitutives des pratiques sociales ou des identités en ligne ?
D’un point de vue méthodologique, nous vivons une période charnière au cours de laquelle une profusion de méthodes et de techniques d’enquête sont à notre disposition. Les techniques « classiques » d’observation participante et d’entretiens de type compréhensifs ont fait leurs preuves. Elles sont indispensables pour contextualiser les usages observés. Le recueil de traces d’usage est aujourd’hui plus accessible et permet d’analyser les usages sur une certaine durée. Des méthodes « hybrides » invitent à une coanalyse avec les usagers, à partir justement de leurs traces d’usages. Ainsi, en fonction de leurs objectifs de recherche, les chercheuses et les chercheurs ont à leur disposition un ensemble de méthodes efficaces, leur permettant une analyse complexe du web (Barats, 2016) ou plus spécifiquement des médias socionumériques (Sloan et Quan-Haase, 2017). 
 
GD : À l’heure actuelle, nous voyons de plus en plus l’emploi de technologies de Big Data qui suivent et surveillent les usages en ligne ainsi que modifient l’ordre de circulation des contenus en fonction de plusieurs facteurs, comme le comportement des usagers en ligne. Le traitement des « méga données » est devenu de plus en plus présent dans la relation entre les objets, les contenus et les usagers. Parallèlement à cela, dans l'évolution des approches théoriques et méthodologiques de la Sociologie des usages, on peut remarquer un déplacement des intérêts de la recherche vers les usagers, ce qui peut être observé dans le recours croissant aux méthodes ethnographique ou microsociologique (Millerand, 1998, p.8). Ce déplacement ressemblerait à celui retrouvé dans la sociologie des médias de masse et marqué par la montée des analyses de la réception, au détriment des analyses des effets (Ibid.). Dans ce contexte où nous voyons la montée des recherches issues des Algorithm Studies, des Software Studies et des Surveillance Studies, pourrions-nous penser à un nouveau déplacement des intérêts de recherche vers les technologies ? Comment est-ce que cela peut marquer l’évolution de la sociologie des usages en ce qui concerne notamment les objets d’études et les méthodes de recherche ?

JCD : Cette question permet d’aborder le mouvement de va-et-vient entre un intérêt plutôt situé autour des usagers, de leurs comportements, avec des analyses en termes de significations d’usages (Mallein et Toussaint, 1994) ou actuellement en termes identitaires, et un autre pôle, constitué des approches technologiques, concernant hier les NTIC et aujourd’hui la matérialité des dispositifs, à laquelle sont associés les big data. La tendance actuelle est clairement marquée par un fort pouvoir d’attirance du second pôle, au risque encore une fois de perdre l’épaisseur sociale des usages.
Pour ne pas tomber dans une nouvelle forme de déterminisme technique, les approches d’usages doivent garder une position d’entre-deux dans le questionnement lié au « tournant » du numérique. Ainsi, parmi les objets de recherche récents, les systèmes de recommandation (Chartron, Saleh, Kembellec, 2014) et les logiques de prescription associéesi suscitent de nombreuses recherches. Il est alors utile d’interroger les significations des pratiques des usagers associées aux procédés de prescription et aux dispositifs de recommandation.
Plus largement, cette vague de recherche est marquée par des questions liées aux big data, aux algorithmes et au machine learning. Encore une fois, l’ancrage épistémologique des approches d’usage, le souci maintes fois souligné de prendre en compte les usagers doit permettre d’éviter une attirance exclusive vers le tout technique, d’autant plus que la promesse d’anticipation des comportements humains, derrière les algorithmes et le machine learning, relève en fait de calcul probabiliste à partir de comportements anciens (Cardon, 2015).
Les systèmes de recommandation, les logiques de prescription, voire la « prescription » des usages caractérisent les technologiques numériques. Pourtant les tactiques des usagers persistent, déjouant les stratégies des plates-formes. Vous aurez reconnu la référence à de Certeau (1990) dont la fulgurance des analyses reste une source d’inspiration pour « donner la parole » aux usagers.
En tout cas, la situation actuelle tend clairement vers une hégémonie des approches macrosociologiques s’appuyant sur les big data. Face à ce risque, des voix se font déjà entendre pour réintégrer de l’épaisseur sociale et travailler plutôt des thick data (Latzko-Toth, Bonneau, Millette, 2017).

Bibliographie
Akrich, M., Callon, M. et Latour, B. (2006). Sociologie de la traduction. Textes fondateurs. Paris : Presses des Mines.
Barats, C. (dir.). (2016). Manuel d'analyse du web en Sciences Humaines et Sociales (2e éd.). Paris : Armand Colin.
Cardon, D. (2015). A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l'heure des big data. Paris : Seuil.
Certeau de, M. (1990). L'invention du quotidien, tome 1 : arts de faire. Paris : Gallimard.
Chambat, P. (1994). Usages des technologies de l'information et de la communication (TIC) : évolution des problématiques, Technologies de l'information et société, 6 (3), 249-269.
Chartron, G., Saleh, I. et Kembellec, G. (dir.). (2014). Les systèmes de recommandation. Paris : Hermès Science.
Coutant, A. (2015). Les approches sociotechniques dans la sociologie des usages en SIC. Revue française des sciences de l’information et de la communication, (6). Repéré à https://rfsic.revues.org/1271
Coutant, A. et Domenget, J.-C. (2014). Un cadre épistémologique pour enquêter sur les dispositifs sociotechniques d'information et de communication. Dans D. Douyère et H. Bourdeloie (dir.), Méthodologies d'information et de communication (p. 231-253). Paris : Mare & Martin.
Garud R., Jain S. et Tuertscher P. (2008). Incomplete by Design and Designing for Incompleteness. Organization Studies, 29 (3), 351-371.
Granjon F. (2004). De quelques éléments programmatiques pour une sociologie critique des usages sociaux des TIC. Communication présentée à la journée d’étude les rapports société-technique du point de vue des sciences de l’homme et de la société, Rennes. Repéré à https://halshs.archives-ouvertes.fr/sic_00001136/document
Granjon, F. (2012). Reconnaissance et usages d’Internet. Une sociologie critique des pratiques de l’informatique connectée. Paris : Presses des Mines.
Jauréguiberry F. (2008, juillet). Sociologie des usages des technologies de la communication. « L’école française » des années 80. Actes du 18e congrès des sociologues de langue française (AISLF) (p. 12-18), Istambul.
Jauréguiberry F. et Proulx S. (2011). Usages et enjeux des technologies de communication. Toulouse : Éditions Érès.
Jouët, J. (1993). Pratiques de communication et figures de la médiation. Réseaux, (60), 99-120.
Jouët J. (2000). Retour critique sur la sociologie des usages. Réseaux, (100), 486-521.
Jouët, J. (2011). Des usages de la télématique aux Internet Studies. Dans J. Denouël et F. Granjon (dir), Communiquer à l’ère numérique : Regards croisés sur la sociologie des usages (p. 45-90). Paris : Presses des Mines.
Jouët, J. (2015). De l'enfance à la maturité : « la sociologie des usages » des technologies de communication. Dans C. Paradeise, D. Lorrain et D. Demazière (dir.), Les sociologies françaises. Héritages et perspectives 1960 – 2010 (p. 585-597). Rennes : Presses universitaires de Rennes.
Latzko-Toth, G. (2014). La contribution des usagers au développement des médias numériques. In S. Proulx, J. L. Garcia et L. Heaton (dir.), La contribution en ligne. Pratiques participatives à l’ère du capitalisme informationnel (pp. 129-141). Québec : Presses de l'Université du Québec
Latzko-Toth, G., Bonneau, C., Millette, J. (2017). Small Data, Thick Data : Thickening Strategies for Trace-Based Social Media Research. In L. Sloan, A. Quan-Haase, (dir.). The SAGE handbook of Social Media Research Methods (pp. 199-214). London : Sage.
Mallein, Ph. et Toussaint, Y. (1994). L’intégration sociale des TIC : une sociologie des usages. Technologie de l’Information et Société, 6(4), 315-335.
Millerand, F. (1999). Usages des NTIC : les approches de la diffusion, de l'innovation et de l'appropriation (2e partie), Commposite, (1). Repéré à http://www.commposite.org/index.php/revue/article/view/17/16
Monnoyer-Smith, L. (2013). Le Web comme dispositif : comment appréhender le complexe ? Dans C. Barats (dir.), Manuel d’analyse du web en Sciences Humaines et Sociales (p. 11-30). Paris : Armand Colin.
Proulx, S. (2005). Penser les usages des technologies de l’information et de la communication aujourd’hui : enjeux – modèles – tendances. Dans L. Viera et N. Pinède (dir.), Enjeux et usages des TIC : aspects sociaux et culturels, tome 1 (p. 7-20). Bordeaux : PUB.
Sloan, L., Quan-Haase, A. (dir.). (2017). The SAGE handbook of Social Media Research Methods. London : Sage.
Vedel, T. (1994). Sociologie des innovations technologiques des usagers : introduction à une socio-politique des usages. Dans A. Vitalis (dir.), Médias et nouvelles technologies. Pour une socio-politique des usages (p. 13-43). Rennes : Éditions Apogée.
i Voir à ce sujet, le numéro 49 de la revue Études de communication consacré à « Prescription et recommandation : agir et faire agir ? » (2017).

mercredi 22 mars 2017

Parution Communication et professionnalisation n°4

Vient de paraître le n°4 de la revue Communication et professionnalisation, revue du réseau Resiproc portant sur "Dynamiques de professionnalisation en communication : entre ruptures et continuités, prescription et émancipation". Nous avons écrit avec Guillaume Sire, maître de conférences à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas un article sur " la professionnalisation des référenceurs aux prises avec le changement permanent".

La professionnalisation des référenceurs aux prises avec le changement permanent

 

Couverture revue Communication et professionnalisation n°4
 Dans le processus de professionnalisation des référenceurs, le changement permanent imposé par Google, loin de remettre en cause la pérennité de la profession, est un facteur clé de la reconnaissance de leur fonction au sein des  organisations et auprès des différents acteurs avec lesquels ils interagissent (clients, collègues, responsables, etc.). En partant du concept de professionnalisation, développé dans le champ de recherche sur la socialisation professionnelle et la construction identitaire, nous décryptons le marché du référencement en tant que système professionnel. Basé sur l’analyse croisée des résultats de deux recherches empiriques, l’une sur les référenceurs en entreprise de presse et l’autre sur les référenceurs dits « pionniers », notre raisonnement vise à expliquer pourquoi le contexte de flou et de changements permanents contribue en grande partie à la reconnaissance et à la légitimation de la profession du référenceur, et pourquoi ce même contexte peut également conduire à une remise en cause du statut des référenceurs et être mobilisé dans le discours de leurs collaborateurs comme un moyen de questionner leur crédibilité. Autrement dit, le contexte d’incertitude a cela de paradoxal qu’il contribue à rendre pérenne la profession des référenceurs tout en empêchant que le processus de professionnalisation ne s’achève.

Mots clés : professionnalisation, référenceurs, changement, légitimation, crédibilité

Jean-Claude Domenget, maître de conférences, Université de Franche-Comté, Elliadd, jean-claude.domenget@univ-fcomte.fr
Guillaume Sire, maître de conférences, Université Paris 2 Panthéon-Assas, Carism, guillaume.sire@u-paris2.fr